Comment générer la confiance ?

Comment générer la confiance ?

La confiance est certainement l’une des qualités qui a le plus contribué à l’évolution de l’humanité. Elle est précieuse et utilisée chaque jour par toutes et tous (même par les animaux et peut-être par les plantes…). Pourtant, nous ne connaissons pas bien la confiance, ni ses caractéristiques, ni son fonctionnement, c’est-à-dire : ce qu’elle est ? comment la générer ? comment la « manager » ?

De nombreuses autres questions se posent à nous au sujet de la confiance...

De nombreuses autres questions se posent à nous au sujet de la confiance : est-elle permanente ou révisable ? qu’est-ce qui l’amplifie ou la dissipe ? la confiance en un groupe, une entreprise, une organisation, un projet, une communauté, une société s’aborde-t-elle de la même façon que la confiance en soi ou en une personne ? comment évaluer le niveau de confiance, etc ? Pour ne citer que ces questions.

Dans cet article, nous allons aborder et clarifier les aspects essentiels nous permettant d’être plus éclairé·e·s et plus compétent·e·s avec la confiance, et surtout de savoir comment la générer, et la « manager » lorsque que cela est nécessaire.

La confiance est précieuse car sans elle la société ne pourrait fonctionner.

La confiance est précieuse car sans elle la société ne pourrait fonctionner. Chacun·e dépend des autres pour ses besoins spécifiques (nourriture, abri, vêtements, technologie, apprentissage, etc). Elle simplifie les interactions sociales et évite quantité de vérifications. Les échanges dans un état d'esprit de confiance nous font nous ressentir connecté·e·s et compassionnel·l·e·s avec les autres. Elle nous permet également d'agir de manière efficiente pour réaliser des actions adéquates, en vue d’un présent meilleur et d’un futur meilleur. La confiance est la base indispensable à la fluidité et à la justesse des actions qui contribuent à la réalisation de nos objectifs et de nos intentions.

Sur le plan linguistique, l’étymologie du mot "confiance" vient du latin (confidentia), se décomposant en (cum) "avec" et (fidere) "se fier, avoir foi". "Se fier" (fidere), vient de la racine indo-européenne *bheid* qui désigne des expériences proches de la nature comme : "séparer", "casser", "frapper", "trancher", "percer", etc. "Se fier" (fidere) vient de l'une des dérivations de *bheid* qui inverse ces précédents termes, donnant le sens de "avoir confiance" : "qui ne casse pas", "qui ne se rompt pas", "qui tient bon", "qui ne trahit pas", etc.

La foi est différente de la confiance, même si ces deux états d’être se ressemblent et peuvent agir ensemble. La foi est plus profonde et plus ample que la confiance mais moins réfléchie et non discutable.

Pour Origin Vigilance®, la confiance est un état d’être généré par une intention pure depuis notre nature profonde.

Pour Origin Vigilance®, la confiance est un état d'être généré par une intention pure depuis notre nature profonde. Cette intention génère de l’attention qui engendre l’état d’être spécifique que nous nommons confiance. Cet état d’être commence par la confiance en soi puis s’expand à une personne, un groupe de personnes, une entreprise, une organisation, un projet, une communauté, une société, une machine, une technologie, un processus, une idée, une science, une politique, une notion, etc. Cette intention pure donne une direction, guide les attitudes et motive les actions adéquates.

Dans la confiance, l’intention, l’état d’être, l'attitude et l'action adéquate doivent être aligné·e·s. Aligné·e·s également avec notre intention de vie et avec l'intention inhérente du groupe, de l'entreprise, de l'organisation ou du projet pour laquelle, lequel ou lesquels nous nous engageons.

La confiance n’a d’existence que si l’alignement se fait en direction de la réalisation d’un objectif ou d’une intention. Sans objectif, sans intention, la confiance est inutile. Aussi, nos objectifs et nos intentions sont toujours relié·e·s à quelqu’un, un groupe, plusieurs groupes, quelque chose de matériel, etc. Pour que la confiance s’établisse, l’alignement des différents act·eu·r·ice·s ou matériels doit être adéquat. Si l’alignement s’améliore ou se trouve déjà adéquat, la confiance grandit et si l’alignement se détériore entre les différents act·eu·r·ice·s ou matériels, la confiance diminue ou se dissipe. Lorsque la confiance grandit, elle engendre des expériences de réussite qui renforcent la confiance, comme un muscle qui se travaille.

La confiance, après avoir été générée par une intention pure, fait appel au raisonnement conjointement à l’intuition tout en laissant une place à l’inconnu et au « non calculé ». Remarquons que nous avons besoin de faire confiance lorsqu’il y a un certain degré d’incertitude. La confiance, après une préparation, nous permet de nous lancer et d’avancer même avec une part d’inconnu.

Néanmoins, il nous appartient de rester vigilant afin de percevoir et d’évaluer la qualité de l’alignement...

Néanmoins, il nous appartient de rester vigilant afin de percevoir et d’évaluer la qualité de l’alignement, interne ou externe, concernée par cette confiance. Dans le cas où l’alignement est conservé, amélioré ou même restauré, nous aurons à le favoriser et à le soutenir. Inversement, lorsque l’alignement n’est plus adéquat et qu’il ne peut pas être restauré, nous aurons à limiter la confiance, voir à la retirer. La confiance est donc ajustable et révisable en fonction de l’alignement des act·eu·r·ice·s ou/et des matériels concernés.

Pour être authentique, la confiance doit être initiée par une intention pure non construite sur des apprentissages inculqués, comme des identités fixes (définitions) ou des dogmes, qui filtreraient ou orienteraient la confiance dans une direction différente de l’intention initiale. Dans ce dernier cas, le niveau de fiabilité serait peu élevé et temporaire car la personne ou le groupe aurait perdu sa souveraineté, ce qui est très différent de la confiance authentique.

La confiance est aussi systémique...

La confiance est aussi systémique, car si l’alignement décroit à un niveau quelconque de l’espace de confiance généré, cela réduit la confiance à un ou plusieurs autres niveaux et si l’alignement devient meilleur à un niveau, la confiance s’améliore à tous les autres niveaux. Aussi, en cas de désalignement, nous pouvons agir à n’importe quel niveau de l’espace de confiance, au niveau de soi-même, d’une personne, d’un groupe de personnes, d’une entreprise, d’une organisation, d’un projet, d’une communauté, d’une société, d’une machine, d’une technologie, d’un processus, d’une idée, d’une science, d'une politique, d’une notion, etc.

Cet aspect systémique ne doit pas nous faire perdre de vue qu’en dernier ressort nous restons souverains de la confiance que nous générons, attribuons, manageons, limitons, retirons ou honorons.

Pour rester souverain en matière de confiance, nous devons percevoir la réalité sans filtres de croyances, qui teintent les perceptions, afin d’identifier correctement, aussi bien les alignements que les désalignements ; tout comme chaque act·eu·r·ice de l’espace de confiance concerné doit le faire.

Les aptitudes essentielles pour parvenir à cette clarté de perception, ou progresser vers elle, sont l’honnêteté vis à vis de soi-même et l’intégrité personnelle.

On peut remarquer que la confiance en général devient plus solide au fur et mesure que l’honnêteté et l’intégrité se font plus profondes.

La confiance est également propice à favoriser l’énergie naturelle...

La confiance est également propice à favoriser l'énergie naturelle ainsi que le processus naturel de la vie (Tao), elle favorise aussi la capacité fondamentale de l'être à s'orienter dans le monde. Dans cet état d'être, l'échec est vu comme une expérience d'apprentissage et le doute comme une occasion de travailler à l'alignement de nos intentions et de nos aptitudes. L'estime de soi et celle des autres, est également favorisée par la confiance.

Générer des intentions pures, obtenir une meilleure clarté de perception (honnêteté et intégrité), évaluer la pureté d’un alignement, manager un alignement ou un désalignement, sont les aptitudes principales pour générer et manager la confiance.

Pour évaluer la pureté d’un alignement, nous aurons besoin de le faire en maintenant un équilibre entre intuition et raisonnement, tout en ayant un certain recul avec notre ego.

Regardons maintenant plusieurs aspects qui impactent la confiance ou qui sont impactés par elle, de manière à mieux la discerner.

Les aptitudes et les connaissances liées à un domaine, un contexte, une activité, un métier, etc, augmentent automatiquement le niveau de confiance.

Les aptitudes et les connaissances liées à un domaine, un contexte, une activité, un métier, etc, augmentent automatiquement le niveau de confiance. Mais si la personne ou le groupe concerné n’est pas fiable et/ou ne progresse pas dans son honnêteté et son intégrité, la confiance se dissipera rapidement. Une caractéristique intéressante à noter au sujet des aptitudes et des connaissances est que la confiance s’établie non pas en fonction du niveau d’aptitudes et de connaissances lui-même mais en fonction du fait de savoir exactement à quel niveau nous nous situons.

Pour apporter la confiance dans la prise de décision il est nécessaire que nous ayons recueilli suffisamment d’informations pertinentes et étudié les points de vue les plus opérants, en relation avec le sujet de la décision. Cependant, comme pour les aptitudes et les connaissances, le niveau de confiance dans la prise de décision ne dépend pas du niveau d’informations recueilli mais dépend de savoir exactement où nous nous situons dans la préparation de la décision.

Les normes, les lois, les règlements, les directives participent également à la confiance, mais seulement si elles sont émises par des organisations publiques qui sont animées par une honnêteté et une intégrité exemplaires, respectant les intentions inhérentes qui sous-tendent ces mêmes organisations publiques ainsi que celles des personnes ou des groupes concerné·e·s.

La confiance a également un impact sur l’autre ou sur les autres...

La confiance a également un impact sur l'autre ou sur les autres : elle rend la communication et l'action plus fluides, chacun ressent plus de bonheur, plus de compassion et une meilleure connexion, l'attention est dirigée naturellement vers la réalisation des objectifs et des intentions. La confiance est aussi communicative, elle induit chez l’autre ou les autres un état d’être et une attitude de confiance. Le manque de confiance a bien sûr l'effet inverse, les personnes se contractent intérieurement, elles se retiennent dans leurs communications et se crispent dans leurs actions.

En plus de diriger l’énergie et les efforts dans une direction déterminée, l’intention et l’alignement créent un point fixe stable, qui inspire confiance. Si au contraire, nous changeons constamment d’objectifs, de personnes en qui nous donnons notre confiance, de types de communications, etc, l’alignement se rompt et la confiance s’étiole.

Sous-jacent à l’alignement, l’engagement se mesure à la pureté de l'intention avec laquelle quelqu'un ou un groupe réalise un objectif ou une intention inhérente, cet alignement développant la confiance préalablement générée.

La confiance implique bien entendu, la responsabilité personnelle...

La confiance implique bien entendu, la responsabilité personnelle, cette qualité  qui consiste à être conscient des intentions avec lesquelles nous agissons et à voir les conséquences des actions qui en résultent ; plus nous sommes conscients et plus la confiance s’amplifie. La confiance inclut aussi la bienveillance et renforce la sécurité.

Un autre élément impactant la confiance est la transparence. Cette attitude essentielle dépend directement du degré d’honnêteté personnelle et d’intégrité. Sans transparence, l’esprit d’ouverture d’une personne ou d’une équipe, tout comme le niveau de démocratie d’un groupe ou d’une société diminuent, engendrant ainsi la méfiance et l’insécurité.

Quand il n’y a pas de confiance ou qu’elle se dissipe...

Quand il n’y a pas de confiance ou qu’elle se dissipe, les éléments principaux qui sapent cette confiance sont :

  • les peurs,

  • les angoisses,

  • les incompréhensions,

  • les manques d’informations,

  • le manque d’honnêteté personnelle et d’intégrité,

  • l’absence de transparence,

  • les décisions mal informées,

  • les croyances inculquées,

  • les jugements de valeurs,

  • les intentions divergentes,

  • les identités (définitions) fixes,

  • les dogmes,

  • les émotions non libérées,

  • les pardons et les deuils non faits,

  • les stratégies, procédures, directives, politiques inadaptées,

  • les trahisons,

  • les tromperies,

  • liste non-exhaustive…

Si lors d'une perte de confiance, notre vigilance diminue, nous aurons tendance à adopter un état de gravité, qui diminuera encore notre flexibilité et rendra plus difficile notre concentration sur nos objectifs et intentions. Cet état de gravité se transmettra à notre environnement tant qu’il n’est pas résolu, pour aller vers un alignement adéquat.

De nombreuses personnes appréhendent la confiance comme un sentiment qui leur est apporté de l’extérieur...

De nombreuses personnes appréhendent la confiance comme un sentiment qui leur est apporté de l’extérieur ou comme un état de conformité avec des croyances inculquées qu'elles maintiennent dans leur esprit ou encore comme un calcul avantages/inconvénients. Peu de personnes, pour l’instant, voient la confiance comme une intention pure à générer puis un alignement à manager, prioritairement en soi-même puis vers l’extérieur.

Pour résumer, qu’il s’agisse d’un couple ou d’un binôme, d’une équipe ou d’un groupe, d’une entreprise ou d’une organisation, d’un projet, d’une communauté ou d’une société, c’est en développant l'aptitude à être aligné.e.s ensemble sur des objectifs et des intentions que nous faisons évoluer la confiance.

Pour celles et ceux qui cherchent une voie pratique encore plus directe vers la confiance...

Pour celles et ceux qui cherchent une voie pratique encore plus directe vers la confiance, nous observons dans les coachings Origin Vigilance® que dans un état de paix intérieure, la confiance se génère naturellement. Dans cet état, nous savons directement générer des intentions pures, nos perceptions de la réalité sont correctes, car sans filtres de perception, nous savons directement quel niveau de confiance accorder à l'autre ou aux autres, car nous pouvons appréhender raisonnement et intuition ensemble. Depuis cet état de paix intérieure, nous savons manager et améliorer les alignements, les actions adéquates et les stratégies apparaissant à notre conscience directement.

La confiance maintient une connexion harmonieuse entre notre nature profonde, notre mental et la·les réalité·s matérielle·s partagée·s, l’intuition faisant le lien entre ces trois domaines.

Elle devient plus ample au fur et à mesure que nous nous alignons avec des domaines plus larges : le soi, le couple, la famille, le binôme, l’équipe, l'entreprise ou l’organisation, le projet, la communauté, la collectivité, le pays, le continent, la planète, l’univers, etc.

Amicalement,

Serge Thomas

Copyright© Serge Thomas 16 février 2026.

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